La nomination du Premier Ministre, puis du gouvernement, c’est là l’instant délicat de la manœuvre désormais classique du « nouveau gouvernement ». L’annoncer revient à sonner la cloche du déjeuner, ce qui rend souples, accommodants et obéissants tous les « dialoguistes » qui obéissent ainsi à la Loi de l’Entrecôte. On leur fait ainsi accepter n’importe quoi. La publication de la liste des ministres, au contraire, équivaut à annoncer qu’il n’y en aura pas pour tout le monde, ce qui fera forcément des déçus. Et la MP est déjà frustrée de voir la Primature lui échapper…
C’est donc envers ses propres partisans que JKK devait se montrer particulièrement précautionneux. Ceux-ci, en effet, aimeraient avoir, à défaut de la Primature, la part du lion dans les « Ministère de Souveraineté »(essentiellement : Affaires étrangères, Défense nationale et Intérieur). Mais confier ceux-ci aux « hommes du Président » risque de mettre à néant toute la mascarade en rendant évident que ce « gouvernement intérimaire chargé essentiellement d’organiser les élections » est en fait une équipe chargée de la mise en place d’un nouveau régime ayant à sa tête un JKK à réélection automatique.
La taille du gouvernement fait également problème : le pays étant pauvre, aves des élections à financer, multiplier les ministères pour « faire plaisirs aux copains » mettrait un peu trop en lumière qu’il y a distribution de l’Entrecôte nationale à ceux qui ont « bien agi » au Dialogue et que ce gouvernement « intérimaire » va être du « provisoire qui dure ».
Quoi qu’il en soit, le nouveau Premier ministre Samy Badibanga a entamé depuis le week-end des consultations en vue de la formation de son gouvernement. Et aux dernières nouvelles, la Majorité présidentielle (MP), les oppositions et la Société civile dans sa diversité n’émettent pas sur la même longueur d’onde quant au partage des ministères. Ces tractations autour de la formation du gouvernement Samy Badibanga suscitent les commentaires des journaux parus à Kinshasa en ce mardi 22 novembre. Mais l’ultime conseil des ministres du gouvernement sortant est aussi au menu des matières traitées par les journaux
Dernière réunion du gouvernement sortant
A ce sujet, Le Potentiel titre : « Le mot d’au revoir de Matata ».
Plus que quelques jours pour Matata avant de céder le flambeau à la tête du gouvernement. Pour sa dernière réunion de la Troïka stratégique, Matata s’est ouvert à la presse. Occasion pour Modeste Bahati, ministre sortant de l’Economie, de plaider pour la pérennisation de cette structure qui a joué le rôle avant-gardiste pour préserver les équilibres économiques fondamentaux, souligne ce journal.
Toujours à ce sujet, L’Avenir titre « Ultime conseil des ministres de Matata », Il écrit :
« Au Gouvernement depuis quatre ans et sept mois, l’ex-Premier ministre Matata Ponyo a tenu son ultime conseil des ministres. Et ce, après qu’il ne soit remplacé à ce même poste par le député national Samy Badibanga Ntita, président du Groupe parlementaire UDPS et Alliés. Conformément à l’Accord politique susmentionné, le Premier ministre a la charge de former le Gouvernement d’union nationale dont la mission principale sera de conduire le peuple aux élections, tout en préservant les acquis économiques et sociaux des quinze dernières années. Il lui est aussi assigné comme mission, tout aussi prioritaire, d’œuvrer à l’amélioration du social de notre population».
Piège à éléphant ?
Forum des As titre «Gouvernement : querelle autour du partage des ministères». Il écrit : « Dans un contexte de crise économique sévère comme le cas actuel en RD Congo, on devrait à tout prix éviter un Exécutif éléphantesque.
Depuis le week-end, le nouveau Premier ministre rd congolais Samy Badibanga a entamé des consultations en vue de la formation de son gouvernement. Même si rien de substantiel n’a fuité de ces contacts top secrets pour l’instant, Forum des As a néanmoins glané quelques infos. Selon une source généralement bien informée, contactée tard dans la nuit d’hier, la Majorité présidentielle, les Oppositions et la Société civile dans sa diversité, n’émettent pas sur la même longueur d’onde quant au partage des ministères.
D’ores et déjà, l’exercice parait difficile pour le futur locataire du Palais tant convoité de la très symbolique avenue ex-3Z. Tout le problème se pose donc en des termes très simples : qui doit prendre quoi ? En d’autres termes, quels sont les ministères qui doivent revenir à la majorité présidentielle ? Les quels doivent être dirigés par des acteurs de l’Opposition et quel serait le quota de la très plurielle Société civile ?
A priori, l’heure est donc au partage. Mais une répartition très querellée au regard des enjeux politiques. Et même du poids de chaque ministère. Dans une sociologie politique où l’« Ego » prime souvent sur l’essentiel, chaque acteur proposé ou consulté vise gros. Cependant, des ambitions doivent avoir des limites.
QUID DES MINISTERES DE SOUVERAINETE ?
Sans conteste, nul ministère n’est plus important que l’autre. A partir du moment où chaque ministre est appelé à gérer un secteur précis de la vie nationale, on peut dès lors conclure que tous les ministères se valent. Malheureusement. Nombreux sont des acteurs politiques qui ne partagent pas cette conviction. On se rappelle le feuilleton d’un ministre nommé aux Affaires sociales mais qui avait par la suite décliné l’offre, estimant que celui-ci n’était pas intéressant en termes de dividendes. Ceci explique donc cela.
Toutefois, il y a lieu de souligner que de par leur nature, il existe des ministères considérés comme de souveraineté. Il s’agit essentiellement des ministères des Affaires étrangères, de la Défense nationale et de l’Intérieur. Comme on peut bien le constater, il est question des ministères stratégiques dont dépend la sécurité du pays dans toute son extension. Compte tenu de leurs missions respectives, ces trois ministères doivent être dirigés par des personnes qui ont le profil. Quant à savoir de quelle composante devront sortir les trois ministres, cette question est du genre de celle qu’on ne pose pas. Raison simple. C’est qu’ici comme ailleurs, il existe des ministères sur lesquels le Président de la République a la haute main. Et, parmi ces ministères, figurent celui des Affaires étrangères, de la défense et de l’Intérieur. Logiquement, seules doivent être placées à la tête de ces trois ministères, des personnes en qui le Président de la république a « confiance », même si en politique, cela ressemble parfois à une fiction.
LA GESTION DES AMBITIONS : UNE EQUATION DIFFICILE EN INTERNE
Le Dialogue de la cité de l’Union africaine aura été une sorte de piège à l’éléphant. Aujourd’hui que la bête est prise, chacun veut obtenir son morceau. Le plus gros morceau. Alors, si l’analogie est celle de la chasse, alors on devra respecter les règles. C’est que même les chasseurs savent bien répartir. Sans la moindre querelle, ils savent quelle partie du gibier doit revenir au premier tireur.
Pour le cas d’espèce, le problème de partage des ministères ne devrait plus se poser. La question serait plus facile si déjà, en interne, les différentes composantes ainsi que la société civile avaient géré les ambitions de leurs membres. Au niveau de la majorité présidentielle, par exemple, tous les partis n’ont pas le même poids politique. Il en est de même pour les alliés de cette plate-forme présidentielle. Tous n’ont pas le même ancrage. Au niveau de l’Opposition, le même exercice s’impose. L’idéal aurait été que l’Opposition républicaine et l’Opposition pro-dialogue puissent harmoniser leurs vues avant l’ultime partage des ministères. Pareil avec la Société civile dans toutes ses loges. Ainsi, on aurait donné peu de travail au Premier ministre qui n’aurait plus qu’à présenter la mouture de son équipe au Raïs pour appréciation.
Quoi que l’on dise, il devra donc se poser un réel problème de gestion des ambitions à tous les niveaux. Personne ne voudrait donc faire le lit pour l’autre. Cependant, quelle que soit la querelle, on ne devrait pas transiger sur l’essentiel. Le Premier ministre Samy Badibanga est donc appelé à résoudre le problème de la représentativité. Pour les dix mois, les Congolais ont besoin des ministres compétents. Des acteurs d’une probité morale éprouvée. Il ne serait pas contre-indiqué que cette fois-ci, dans certains ministères, l’on puisse ressentir le vent du renouveau avec des visages nouveaux. C’est cela le nécessaire prix de l’électrochoc.
GARE AUX FAISEURS DE ROIS
En pareille période, l’expérience renseigne que plusieurs faiseurs de rois naissent. Des gens qui pensent qu’ils peuvent caser qui ils veulent au point de même de parasiter le bon fonctionnement du Gouvernement. Alors, il est temps de leurs tirer les oreilles. ll ne faudrait donc pas que cette fois-ci, le Gouvernement sente ces faiseurs de rois. Ils doivent comprendre qu’il s’agit d’un Exécutif qui a des missions prioritaires bien connues, à savoir la préparation des élections d’avril 2018 et l’amélioration tant soit peu, du quotidien de la population.
Quant au format même du Gouvernement en gestation, on ne devrait pas perdre de vue que celui-ci intervient dans un contexte de très basse conjoncture économique. Au regard de la crise financière dictée par la baisse des prix des matières premières, on aura tout gagné à éviter un Gouvernement éléphantesque. Plus le nouvel Exécutif sera grand, plus il sera budgétivore. Tenons-en compte »
La Cité Africaine s’interroge : « Primature : Pour quoi faire ? » et écrit :
« La nomination de Samy Badibanga Ntita comme Premier ministre issu de l’accord politique de la Cité de l’Union Africaine n’a engendré ni mouvements de contestation de masse ni manifestations de soutien populaires spontanées. D’un certain point de vue, l’on peut dire que c’est une bonne chose. Comme si le peuple n’ayant de préjugés ni favorables ni défavorables à son endroit, ne trouvait à priori pas de raison de lui fermer la porte au nez ni de dérouler les pagnes à ses pieds. Comme si l’on voulait attendre de le juger d’abord à l’œuvre. Tant mieux. C’est donc au nouveau Premier ministre de remplir les pages blanches de la Primature qui s’étalent devant lui. Il possède quelques atouts. Au niveau international, les différents points de vue exprimés constituent globalement des messages d’encouragement. Le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, a annoncé jeudi avoir simplement “pris acte” de la désignation du Premier ministre Badibanga, un membre de l’opposition, en émettant certains espoirs. Même son de cloche chez le Secrétaire Général de l’ONU, Ban ki-Moon, qui félicite cette première étape concrète de mise en œuvre de l’accord politique et se dit désireux de travailler avec le Gouvernement conduit par ce Premier ministre.
Au plan interne, l’on sait que Samy Badibanga doit sa carrière politique à l’UDPS. Avant d’occuper les fonctions de conseiller spécial du président Tshisekedi en 2011, il était compté parmi les donateurs de ce parti. Bien qu’exclu de l’UDPS, il n’a jamais cessé de revendiquer son appartenance au parti, tout comme ses autres collègues députés qui avaient décidé de siéger à l’Assemblée nationale contre le mot d’ordre d’Etienne Tshisekedi. Ayant participé à plusieurs tractations politiques, notamment à Ibiza, Venise, Ile de Gorée, Genval, il était membre du Rassemblement. L’homme a pratiqué le système Tshisekedi de l’intérieur. Mais encore, dans un pays comme la RDC où la donne tribalo-ethnique n’est pas étrangère aux comportements politiques, il n’indiffère pas de noter que Badibanga est membre de l’ethnie Luba du Kasaï Oriental, au même titre que l’intraitable vieil opposant. D’aucuns se rappellent qu’à l’époque de la forte remise en question de son pouvoir, ponctuée par plusieurs manifestations sanglantes de rue, le maréchal Mobutu fit appel à un certain Bernardin MungulDiaka comme Premier ministre. Aussitôt nommé, ce dernier lança un appel au calme en direction des ressortissants du Bandundu, sa province d’origine, lesquels fournissaient l’essentiel des bataillons de la subversion, qu’il conjura de ne plus descendre dans la rue pour se faire tuer. Ce cri de cœur ayant fait vibrer les cordes sensibles des interpellés eut pour effet immédiat d’assécher les marigots de la contestation dans la rue.
C’est donc à Samy Badibanga de jouer, même si le contexte n’est sans doute plus le même. L’on indique d’ores et déjà que les ‘’wewa’’ (taxi-moto) qui sont de toutes les manifestations populaires, et pour la plupart d’origine kasaïenne, sont désormais quelque peu désarmés et décontenancés par la nomination de ‘’ Samy wetu’’ (notre Samy).
Cela dit, le nouveau Premier ministre n’aura pas d’état de grâce. Tout de suite, il devra indiquer le cap par quelques gestes forts. Dans la composition du gouvernement par exemple, il devrait, à l’instar d’Antoine Gizenga avec son fameux ‘’yandive ‘’, démontrer qu’il est en capacité de peser dans le choix de ses ministres, et donner à comprendre que nul ne sera devenu ministre contre sa volonté à lui, le chef du gouvernement. De même, il ne couterait rien au nouveau Premier ministre de nouer sans tarder un contact avec la CENCO pour soutenir sa démarche en direction du Rassemblement et apporter sa touche dans la mise en œuvre d’un compromis inclusif et global devant permettre de gérer avec le moins de casse possible la période allant de la fin constitutionnelle du mandat de Joseph Kabila à l’installation de son successeur. Dans cet ordre d’idées, le Premier ministre devrait considérer comme prioritaire l’application de certaines mesures de confiance et de décrispation politique, notamment la libération de effective de tous les détenus bénéficiaires d’amnistie qui, de façon inexpliquée, continuent de croupir en prison ; l’élargissement des anciens membres de la garde rapprochée de Jean Pierre Bemba encore en détention. Concernant les élections, dont l’organisation constitue la mission première de ce gouvernement d’union nationale, le Premier ministre devra imposer une discipline qui fasse de lui le principal ordonnateur des dépenses publiques de l’Etat, pour s’assurer que les fonds soient disponibilisés en temps et en heure pour les nécessités électorales, priorité des priorités. S’agissant du volet social de son mandat, il n’y a pas d’illusion à se faire. Mais, le Premier ministre marquerait les esprits sans aucun doute, si dès son discours d’investiture, il pouvait donner des solutions innovantes et originales susceptibles de majorer le projet de budget Matata de 4,5 à 6 milliards USD, de manière à affecter ce ‘’bonus’’ aux rubriques sociales. Dans l’entretemps, il va falloir prendre quelques initiatives à impact direct concernant les fêtes de fin d’année au profit notamment des casernes, des ministères et entreprises publiques. M’Zee l’avait fait à une époque. D’un autre côté, il faudra mettre un point d’honneur à continuer, comme MatataPonyo, à assurer la paie régulière des salaires des fonctionnaires ainsi que des soldes de policiers et militaires.
La philosophie d’une cohabitation politique repose sur l’esprit de concession : ne céder rien pour rien, gagnant-gagnant. Il ne s’agit pas d’instaurer une conflictualité au sommet de l’Etat entre le Premier ministre et le président de la République. Il s’agit de faire valoir l’enjeu de l’intérêt mutuel. Parce que, se trouvant embarqués dans un même bateau, l’on est tenu de composer, car, l’on coule ensemble ou l’on s’en sort ensemble. Personne ne se sauvera sans l’autre. Homme avenant – et non pas faible- Samy peut concilier souplesse et fermeté ».
La Prospérité nous informe de ce que l’UNC de Vital Kamerhe, après avoir perdu la Primature, conditionne sa participation au Gouvernement de transition à l’obtention d’une vice-primature et de quelques portefeuilles.
Le parti de Vital Kamerhe, poursuit ce quotidien, avance comme argument le rôle joué par l’UNC dans la réussite du dialogue de la Cité de l’UA.
Ce journal qui cite une source crédible au sein de l’UNC rapporte également que Vital Kamerhe ne participerait pas au Gouvernement. Il sera plutôt très actif au Comité de Suivi du Dialogue, a précisé cette source.
Toujours en rapport avec ces tractations, L’Avenir fait savoir que les anciens groupes armés espèrent être récompensés. Regroupés au sein de la Dynamique des partis politiques issus des accords de paix de Goma, une plateforme politique créée par des anciens groupes armés après un accord de paix conclu avec le gouvernement en 2009, les leaders de ce regroupement politique ont transmis au Chef de l’Etat congolais une liste de 4 noms qu’ils souhaitent voir intégrer le futur gouvernement d’union nationale, rapporte le tabloïd, plaidant pour que l’actuel formateur du gouvernement leur accorde ne serait-ce qu’un poste ministériel au nom de la paix et la justice.
Le Potentiel semble répondre à cette requête en soutenant que l’actuel premier ministre ne devrait pas essayer de contenter tout le monde dans la mise en place de son gouvernement.
Ce quotidien fait remarquer que la durée de vie de ce gouvernement n’est que de 18 mois. Et dans cette échéance, il doit organiser les élections et améliorer le social des congolais. Et si on ne veut pas être buté au problème épineux de financement des élections, l’équipe Badibanga devrait comporter moins de postes que celle sortante de Matata pour économiser le peu d’argent qu’elle aura à gérer, suggère Le Potentiel.
Le Potentiel constate : « Les premiers obstacles sur le parcours de Badibanga » .Obligé d’évoluer dans un cadre macroéconomique austère, le radar du Premier ministre ne présente pas beaucoup de visibilité. « Tout dépendra de la tactique qu’il mettra en œuvre pour sortir de ce traquenard ; notamment en imaginant la manière da meilleure d’amortir le choc en cas de chute brutale ».
Banni de l’Udps, parti sous le label duquel il a été élu député national en 2011, Samy Badibanga est politiquement affaibli. Sur un autre tableau, Samy Badibanga hérite d’un tableau socio économique hostile. Ses premiers pas seront scrutés à la loupe, note ce journal.
Le Phare de son côté prévient que la sortie du gouvernement Badibanga dans les jours à venir ne va rien changer au décor du chaos politique et social qui menace la RDC.
Pour le journal, tant que la crise politique n’aura pas trouvé de solution à travers un dialogue inclusif et ses principaux protagonistes n’auront pas dégagé un consensus autour de l’organisation d’élections apaisées, démocratiques et transparentes à des échéances précises, ce gouvernement ne pourra pas bien appliquer sa politique et le grand Congo risque toujours de connaître tout le mal du monde à fonctionner
(Il faudrait qu’un vrai dialogue commence, mais le préalable à un vrai dialogue vraiment inclusif serait de considérer comme nul et non avenu tout ce qui a été fait par le « Cirque à Complicator Kodjo ». Or, le camp du pouvoir veut à présent faire de l’acceptation de ces « conclusions » le préalable à toute discussion Le mini-sommet de Luanda a encore aggravé les choses, car il se termine par un appel au Rassemblement et à la Dynamique afin qu’ils adhérent aux conclusions du Dialogue. Autrement dit ; l’idée d’un 2° dialogue, ou plus exactement d’avoir enfin un dialogue qui mérite ce nom, semble définitivement enterrée.
La partition jouée par le pouvoir est toujours la même depuis les « Concertations » de 2012 : on propose des discussions, on en réduit la représentativité et la portée en en faisant des Congrès de la MP, avec quelques figurants alléchés par l’annonce, également répétée à chaque fois, d’un « nouveau gouvernement ». Il est difficile de trouver mieux que le spectacle de la bousculade et du grenouillage en cours pour accéder à une Primature qui ne sera de toute façon acquise qu’à la fin décembre, pour montrer que la loi fondamentale en RDC n’est pas la Constitution, mais la Loi de l’Entrecôte. On se soucie peu de perdre du temps, puisque cela permettra d’attendre le 8 novembre, date à laquelle l’identité de la future administration américaine sera connue, et de disposer d’un « accord politique » signé, ce qui permettra de « clôturer le Dialogue », sans avoir touché, ni au manque de crédibilité d’élections sans recensement préalable de la population, ni au manque de légitimité du pouvoir issu de celles de 2011. On pourra alors se lancer dans le coup de force pour refuser l’ouverture d’un « second dialogue ». C’est à dire qu’on fera une fois de plus le coup de « Les chiens aboient, la caravane passe », étant entendu que la « caravane » sera une colonne de blindés !
Le « Dialogue » en soi n’était pas une mauvaise idée. Mais il aurait fallu tenir compte de quelques faits. Et, disons-le tout net : les « plans de sortie de crise » proposés jusqu’ici n’en tiennent souvent pas compte du tout
1° – Le « dialogue inclusif » n’a jamais commencé. Le mot « dialogue » suppose une sécurité physique et une liberté de parole dont on ne peut disposer dans le « bunker » de l’OUA à proximité des troupes de JKK. Le mot « inclusif » signifie que tout le monde doit y être. Or, la Majorité présidentielle, une frange (minoritaire) de l’opposition et de la société civile, cela n’est pas « inclusif ». C’est un congrès de la MP avec des invités. L’idée de ce « dialogue inclusif » n’était peut-être pas mauvaise, mais alors il fallait, avant de commencer la moindre discussion, y obtenir la présence de l’UDPS, du MLC et tutti quanti et ne pas perdre en route la Cenco, l’OR etc… Dans l’état actuel des choses, comme disait récemment Le Phare, on n’a encore eu qu’un « dialogue entre la Majorité présidentielle et une frange non représentative de l’opposition et de la société civile », c’est-à-dire rien.
2° – Pourquoi se soucie-t-on tant de savoir si la fin du « mandat » du « Président » Kabila serait conforme à la Constitution, alors que la Constitution a été non pas violée, mais chiffonnée, jetée à terre et foulée aux pieds pour le maintenir au pouvoir en 2011 après des élections NULLES
[1]. Elles avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. En d’autres termes, il y a en RDC un Président, des ministres, des autorités DE FAIT. Il n’y en a plus aucune qui puisse légitimement se dire « autorité de droit ». La réalité, c’est que l’usurpateur doit s’en aller. Si l’on a l’occasion de le faire partir « en douceur » en lui accordant un délai jusqu’en décembre pour faire ses malles, tant mieux. Sinon, qu’il subisse la violence qu’il a déjà infligée à tant d’autres !
3° – Il faut donc remettre à l’endroit les notions de légalité et d’illégalité qui, pour le moment sont cul par-dessus tête. La Constitution doit être remise en vigueur après une parenthèse pendant laquelle elle a été suspendue par un coup d’état. Il faut que les élections de novembre-décembre 2011 reçoivent la suite qu’elles méritaient : l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections.
4 – La remise en état de la maison « Congo » après le désordre causé par un cambriolage demandera certainement du temps, ce qui rend inévitable une période de transition. Cela posera sans doute moins de problème si l’on a la certitude du départ de Kabila. Il serait très souhaitable que l’on s’inspirât de l’expérience acquise ailleurs en Afrique dans ce domaine et que, comme au Burkina ou en RCA, on décrète que les animateurs de la Transition ne pourront pas être candidats aux prochaines élections qui auront lieu après recensement.
Il est essentiel de garder en mémoire que la RDC vit toujours sous un régime illégitime, depuis les élections de 2011. Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011 ont donné des résultats qu’une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l’annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.
Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. En d’autres termes, il y a en RDC un Président, des ministres, des autorités DE FAIT. Il n’y en a plus aucune qui puisse légitimement se dire « autorité de droit ». NdlR)
Polémiques autour de Badibanga
La Cité Africaine titre « Nomination de Samy Badibanga: A quoi jouent E. Tshisekedi et l’Udps ? »
« L’information circulait jusque-là sous le manteau. Mais hier jeudi, une source autorisée a confié à La Cité africaine que le dimanche 13 novembre, donc la veille de son discours sur l’Etat de la nation devant le Parlement réuni en congrès, le Président Joseph Kabila avait bel et bien reçu Félix Tshisekedi, en compagnie de Samy Badibanga, nommé depuis lors au poste de Premier ministre du Gouvernement d’Union nationale. Selon la même source, au cours de cette audience, Félix Tshisekedi avait présenté au Chef de l’Etat une liste de deux noms pour le poste de Premier ministre, dont celui de Samy Badibanga. Félix Tshisekedi dit-on, avait dit qu’il avait été mandaté pour ce faire par son père.
Cette information recoupée par nos soins, éclaire d’un jour nouveau la partie de poker-menteur qui se déroule à l’heure actuelle au sein de la partie de l’opposition regroupée dans la plateforme dit du « Rassemblement ». Cela signifie que l’actuel Premier ministre a été nommé à ce poste avec le consentement plus ou moins tacite d’Etienne Tshisekedi, et que ce dernier est vraiment loin de jouer franc-jeu avec ses autres partenaires du « Rassemblement », principalement avec le G7 regroupé autour de Moïse Katumbi. Cela démontre aussi que le leader de l’Udps savait dès le départ que le meeting programmé pour le samedi 19 novembre n’aurait plus lieu, tout en laissant ses autres partenaires dans l’ignorance la plus totale de ses propres faits et gestes, au point de laisser trois des jeunes militants de son parti se faire cravater par les services de sécurité, alors qu’ils s’attelaient à la distribution des tracts dans la ville.
Une semaine avant, le même Tshisekedi aurait envoyé paître une délégation des évêques catholiques de la Cenco, qui lui proposait de soumettre au Chef de l’Etat une liste de trois candidats au poste de Premier ministre, mais apparemment, le leader de l’Udps se serait ensuite résolu de reprendre l’idée à son compte à l’insu des hommes en soutane et des autres partenaires de sa plateforme politique. Les faits et gestes du Président de l’Udps ces derniers temps laissent penser à un divorce irréversible entre l’Udps et ses alliés du G7. Déjà, des murmures se faisaient jour du côté de Moïse Katumbi sur un non- respect de la part de Tshisekedi, des engagements mutuels pris par les deux parties au terme du conclave de Genval en Belgique au début de l’année en cours, notamment l’engagement qui donnait au leader de l’Udps la responsabilité d’obtenir par des pressions de la rue, l’arrêt des poursuites contre le patron du G7.
Une atmosphère de suspicion mutuelle s’était progressivement installée entre les deux camps, au point de pousser un des acteurs du G7 Olivier Kamitatu, à rendre public un sondage controversé mais largement repris par la presse internationale, donnant Moïse Katumbi gagnant à 33% aux élections présidentielles, contre seulement 18% pour Etienne Tshisekedi. Et voilà que pas plus tard que mardi de la semaine dernière, le même Kamitatu, qui fait désormais office de « Tshitshi boy » de Moïse Katumbi de Bruxelles où il s’est désormais installé, annonçait par twitter que le nouveau Premier ministre nommé par Joseph Kabila, était en fait belge de nationalité. L’intention de nuire était manifeste, mais aussitôt, la twittosphère et l’ensemble des réseaux sociaux lui, ont retourné le coup.
Des internautes vigilants lui ont notamment rétorqué sur Facebook que lui-même n’avait rien à envier au nouveau premier ministre en terme de double nationalité, que son collègue du G7 José Endundo était belge, tandis que leur patron du moment Moïse Katumbi, pouvait lui prétendre au statut de véritable citoyen du monde, avec près de quatre nationalités différentes, dont la grecque, l’italienne et la belge. Un plaisantin ajoutait même sur son compte Facebook qu’à l’allure où allaient les choses et au regard de son assiduité dans la fréquentation des cercles politiques américains à Washington et à New York, l’ancien Gouverneur du Katanga n’était pas loin de s’affubler d’une cinquième nationalité.
C’est un acteur politique congolais Vital Kamerhe, alors Président de la Chambre basse du Parlement, qui le premier, avait compris que cette histoire de nationalité cachée était une véritable bombe à retardement qu’il fallait manier avec toutes les précautions d’usage, pour éviter de faire exploser l’ensemble de la classe politique nationale. Un moratoire qui profite à tout le monde permet depuis la précédente législature à toute la classe politique de sauver la face, en attendant un éventuel amendement de la constitution actuelle, peut-être quand le débat sur ce texte fondateur sera dépassionné. Après tout, les congolais acceptent sans sourciller et applaudissent des deux mains quand leurs fils désormais belges, français ou anglais acceptent de concourir avec l’équipe nationale et contribuent à ramener des coupes au pays.
Au cours de la campagne électorale de 2006, de nombreux candidats à l’élection présidentielle avaient fait l’objet des procès en double nationalité, à commencer par le Chef de l’Etat actuel, accusé tantôt d’être rwandais, tantôt burundais, ou encore par les plus imaginatifs, tanzanien de souche. A ses côtés, des soupçons de double nationalité avaient aussi effleuré le Président du Mlc Jean-Pierre Bemba, qui fût pendant un temps accusé successivement d’être un brésilien et un portugais. Mais curieusement, un autre candidat à la course Azarias Ruberwa, était épargné par la même polémique, alors que lui au moins, présentait tous les signes extérieurs d’une nationalité suspecte. Ainsi va le Congo démocratique. Chacun accuse de rage le chien qu’il veut abattre ».
Le Phare titre « RDC : la grande distraction ! »
« La classe politique congolaise a trouvé deux noix spéciales à croquer : la nomination de Samy Badibanga à la Primature et sa présumée double nationalité. S’agissant de la première noix, on note que sénateurs, députés,, partis politiques, mandataires publics, gouverneurs de provinces, chefs coutumiers, organisations féminines, estudiantines et juvéniles, motocyclistes, amis et connaissances… rivalisent de messages de félicitations. Dans ces marques de sympathie et de soutien, qui répondent à une vieille tradition, le fait le plus inquiétant se trouve être la mise en exergue des origines du nouveau locataire de l’Hôtel du Conseil. En effet, un accent particulier était mis sur la montée au pouvoir d’un fils du Grand Kasai, comme si c’était une première en République Démocratique du Congo. On a vu une autorité provinciale se parader en moto à Kinshasa, loin de ses administrés toujours en prise avec l’insécurité, et multiplier des déclarations portant une forte dose d’ethnisme et de tribalisme.
C’est à croire que le contrôle du gouvernement devrait obéir non pas aux critères de compétence, d’expérience, de probité morale, de nationalisme, mais plutôt à ceux de tribu, d’ethnie, de province. Si la montée de Samy Badibanga à la Primature devrait être un motif singulier de joie et de fierté pour les Kasaïens, que dire dès lors des tribus et ethnies qui n’ont jamais eu de Premier ministre dans ce pays ? Que penser des tribus et ethnies régulièrement marginalisées dans les compositions des équipes ministérielles ? Faut-il ouvrir une compétition nationale des tribus, ethnies et familles biologique pour la course à la Primature ?
Le rattachement de la fonction de Premier ministre aux origines de celui qui est décrit comme l’oiseau rare du moment est d’autant dangereux qu’il peut susciter des sentiments de rejet chez certains fils et filles du pays qui ne se reconnaîtraient pas dans sa tribu, son ethnie ou sa province d’origine.
L’autre sujet de distraction servi aux Congolaises et Congolais est à chercher dans un non événement, à savoir la présumée double nationalité de Samy Badibanga. On se rappelle qu’en 2008, à l’époque où Vital Kamerhe occupait le fauteuil de président de l’Assemblée Nationale, la motion de José Makila avait été bloquée par un moratoire qui devait courir sur trois mois. Il avait été entendu qu’au bout de cette échéance, tous les compatriotes présents dans les institutions de la République devaient opter soit pour la Nationalité congolaise, soit pour celle d’emprunt. Dans ce dernier cas, ils devaient se retirer desdites institutions.
Le constat fait est qu’au bout de trois mois, on n’a plus jamais évoqué la question de l’exclusivité de la nationalité congolaise. La raison est simple : de nombreux ministres, sénateurs, députés, gestionnaires d’entreprises publiques, gouverneurs de province, hauts cadres de l’administration publique…sont détenteurs d’une nationalité étrangères, à laquelle ils n’ont jamais renoncé jusqu’à ce jour. D’où attaquer le nouveau Premier ministre sur ce terrain, c’est chercher la dissolution du gouvernement, du Sénat, de l’Assemblée nationale, des assemblées provinciales, des comités de gestion des entreprises publiques, etc.
La crise politique est-elle passée ?
En vantant les origines du nouveau Premier ou en l’accusant de détenir une nationalité étrangère, a-t-on résolu le problème de fond qui préoccupe des millions de Congolaises et Congolais, à savoir la crise de légitimité au sommet de l’Etat ? Nombre d’observateurs sont d’avis que le vrai débat à continuer d’engager pour le moment est celui consistant à réfléchir aux voies et moyens susceptibles de ramener à la table des négociations la Majorité Présidentielle et l’Opposition absente au dialogue de la Cité de l’Union Africaine. Point n’est besoin de souligner que la vie politique au pays est sérieusement empoisonnée par les incertitudes qui entourent la tenue des élections, surtout présidentielle, ainsi que la fin du second et dernier mandat du Chef de l’Etat. Tout le monde aura constaté que la nomination de Samy Badibanga à la Primature aujourd’hui et la sortie de son gouvernement dans les jours à venir n’ont rien changé au décor du chaos politique et social qui menace la République Démocratique du Congo.
Tant que la crise politique n’aura pas trouvé de solution à travers un dialogue inclusif et ses principaux protagonistes n’auront pas dégagé un consensus autour de l’organisation d’élections apaisées, démocratiques et transparentes à des échéances précises, le grand Congo risque de connaître tout le mal du monde à fonctionner comme un Etat normal. Le problème est d’autant compliqué que les partenaires étrangers insistent sur la clarification des règles du jeu démocratique en vue de permettre au souverain primaire congolais de décider du sort de ses futurs élus dans les urnes. Il faut donc remonter aux racines de la crise et lui trouver une solution consensuelle pour garantir la survie de l’Etat-Nation ».
L’Avenir préfère faire un clin d’œil réjoui au vu d’autres événements compte tenu des enjeux de l’heure en Rdc. Ainsi titre-t-il : « Le Rassemblement se vide ».
Ce constat lui fait évoquee « Les sages africains disent » : « La vérité est lente, le mensonge est prompte ». Et le Christ d’affirmer : « Le père du mensonge est le diable, depuis le commencement de l’humanité ». En politique par ailleurs, le mensonge est cruel puisqu’il induit plusieurs personnes dans la perdition.
Cette réalité est vivante au sein du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, d’autant plus que les départs s’annoncent presque chaque jour qui passe. La dernière en date, est celle du fils Kyungu wa Kumwanza, à savoir Marcel Kyungu Sala, Secrétaire général national-adjoint en charge de la Jeunesse au sein de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unadef), ainsi que son épouse, Kona Kata Cathy, députée provinciale de Tanganyika.
Ce journal considère par ailleurs : « Ces départs sont les conséquences logiques de l’adresse du Chef de l’Etat sur l’état de la Nation qui a provoqué un effet boomerang au sein du Rassemblement où la maison se vide, lasse des ordres susceptibles de bruler la République pour servir les intérêts d’un individu, plutôt que d’opter la voie de la raison ».
Et L’Avenir d’ajouter : « Au vu des 19 de chaque mois de l’année 2016 qui ne produisent aucun effet politique susceptible de renverser le pouvoir par la force, certaines têtes du Rassemblement se lassent du sens même du combat dans lequel ils se sont engagés.